Changer de métier, évoluer dans son entreprise ou retrouver du sens demande souvent de prendre du recul. Pourtant, seul, il n’est pas toujours facile d’analyser son parcours avec objectivité. C’est précisément là qu’intervient le consultant en bilan de compétences.
Ce professionnel accompagne les personnes qui souhaitent réfléchir à leur avenir et construire un projet professionnel réaliste. Pour cela, il analyse leur parcours, leurs motivations, leurs aptitudes et leurs compétences professionnelles.
Cependant, son rôle va bien au-delà d’un simple conseil en orientation professionnelle. Il aide le bénéficiaire à devenir acteur de ses choix. Son travail repose donc sur une méthodologie structurée, une écoute active et une connaissance du marché de l emploi.
Quelles sont alors les missions concrètes d’un consultant en bilan ? Quelles compétences mobilise-t-il ? Enfin, comment se former pour exercer ce métier ?
En quoi consiste le métier de consultant en bilan de compétences ?
Le bilan de compétences permet à une personne d’analyser ses compétences, ses aptitudes et ses motivations. L’objectif consiste notamment à définir un projet professionnel et, si nécessaire, un projet de formation.
Le consultant accompagne le bénéficiaire pendant toute cette démarche. Ainsi, il l’aide à prendre du recul sur son parcours professionnel et à identifier ses ressources.
Son rôle consiste également à faire émerger des possibilités d’évolution professionnelle cohérentes. Toutefois, il ne choisit jamais à la place de la personne accompagnée.
Cette distinction est fondamentale. En effet, le consultant n’est pas là pour dire quel métier exercer. Il crée plutôt les conditions permettant au bénéficiaire de construire ses propres réponses.
Le métier de consultant se situe donc au croisement de plusieurs disciplines. La gestion des ressources humaines, la formation, l’orientation et la psychologie du travail peuvent notamment nourrir cette pratique.
Quelles sont les principales missions du consultant en bilan ?
Le consultant intervient tout au long des différentes phases du bilan. Ses missions évoluent donc au fur et à mesure de l’accompagnement.
Analyser la demande du bénéficiaire
La première mission consiste à comprendre la situation et les attentes de la personne.
Pourquoi souhaite-t-elle réaliser un bilan de compétences ? Veut-elle changer de métier, évoluer ou retrouver un emploi ? Cherche-t-elle plutôt à confirmer une orientation ?
Le consultant analyse donc la demande et clarifie les objectifs. Ensuite, il définit avec le bénéficiaire les modalités adaptées à sa situation.
Cette première étape permet d’éviter les réponses toutes faites. En effet, une envie de reconversion peut parfois cacher un besoin différent. Une mobilité interne ou une évolution de poste peut, par exemple, constituer une meilleure réponse.
Explorer le parcours professionnel
Ensuite, le consultant aide la personne à revisiter son expérience.
Diplômes, emplois, responsabilités, projets ou expériences personnelles peuvent être étudiés. Cependant, il ne s’agit pas simplement de refaire un CV.
L’objectif consiste à comprendre ce que chaque expérience a permis d’apprendre et de développer. Ainsi, le consultant fait émerger les réussites, les ressources et les savoir-faire.
Il aide également à identifier les compétences techniques, relationnelles et transversales. Certaines peuvent d’ailleurs être transférées vers d’autres fonctions ou secteurs.
Par conséquent, le parcours professionnel devient une source d’informations pour préparer l’avenir.
Identifier les compétences professionnelles
L’analyse des compétences constitue une mission centrale du consultant.
Souvent, les bénéficiaires connaissent leur poste mais identifient mal leurs compétences. Ils savent ce qu’ils font, sans toujours savoir nommer ce qu’ils savent faire.
Le consultant les aide donc à transformer leurs expériences en compétences professionnelles clairement identifiées. De plus, il recherche les compétences transférables vers d’autres environnements.
Cette analyse permet de prendre conscience de ses ressources. Elle permet aussi d’identifier les compétences à renforcer pour concrétiser un nouveau projet.
Le consultant peut alors explorer les possibilités de formations continues adaptées.
Faire émerger les motivations, valeurs et intérêts
Savoir faire un métier ne signifie pas nécessairement vouloir continuer à l’exercer.
C’est pourquoi le consultant explore également les motivations, les valeurs, les besoins et les intérêts professionnels. Cette dimension donne du sens au travail d’investigation.
Pour y parvenir, l’écoute active est essentielle. Le consultant questionne, reformule et aide la personne à approfondir sa réflexion.
Des outils issus de l’orientation ou de la psychologie du travail peuvent également être mobilisés. Néanmoins, aucun test ne doit décider à la place du bénéficiaire.
L’objectif reste de mieux comprendre ce qui favorise l’engagement et la satisfaction au travail.
Comment le consultant aide-t-il à construire un projet professionnel ?
L’introspection ne constitue qu’une partie du bilan. Ensuite, il faut transformer les découvertes en perspectives concrètes.
Le consultant aide donc le bénéficiaire à faire émerger plusieurs hypothèses de projet professionnel.
Explorer des pistes d’évolution professionnelle
Une piste professionnelle doit correspondre aux compétences, mais aussi aux aspirations de la personne. De plus, elle doit tenir compte de sa situation et de ses contraintes.
Le consultant accompagne ainsi l’exploration de métiers ou de secteurs différents. Il peut notamment s’appuyer sur les ressources de France Travail, de l’APEC ou des observatoires professionnels.
Cette recherche permet d’éviter une évolution professionnel construite uniquement sur des représentations. Elle apporte des informations concrètes sur les métiers envisagés.
Confronter le projet au marché de l’emploi
Une idée attractive n’est pas encore un projet viable.
Il faut donc étudier les débouchés, les conditions d’exercice et les compétences recherchées. Le consultant accompagne cette confrontation au marché de l emploi.
Les enquêtes métiers sont particulièrement utiles. En effet, elles permettent d’échanger directement avec des professionnels du secteur envisagé.
Le bénéficiaire peut alors vérifier ses hypothèses. De plus, il identifie les éventuels écarts entre son profil et les exigences du métier.
Si nécessaire, des formations peuvent compléter les acquis existants.
Construire un plan d’action concret
Enfin, le consultant transforme le projet retenu en étapes réalisables.
Le plan d’action peut prévoir une formation, une enquête métier ou une recherche d’emploi. Il peut aussi intégrer une mobilité interne, une VAE ou le développement du réseau professionnel.
Chaque action doit être précise et réaliste. Ainsi, le bénéficiaire sait quoi entreprendre après son bilan.
Le consultant ne remet donc pas seulement une conclusion. Il aide surtout à créer un passage entre la réflexion et l’action.
Quelles sont les trois phases du bilan de compétences ?
Le bilan répond à un cadre légal précis. Sa durée totale ne peut pas dépasser 24 heures.
Il comprend trois étapes obligatoires.
La phase préliminaire permet d’analyser le besoin et de définir les modalités du bilan. Ensuite, la phase d’investigation explore les compétences, motivations et pistes professionnelles. Enfin, la phase de conclusion organise les résultats et les prochaines étapes.
À l’issue du parcours, le bénéficiaire reçoit un document de synthèse.
Le consultant doit donc connaître parfaitement ces phases du bilan. Cependant, il adapte son accompagnement aux besoins de chaque personne.
Quelles compétences faut-il pour devenir consultant en bilan ?
La qualité de l’accompagnement dépend largement de la posture du professionnel.
Tout d’abord, le consultant doit maîtriser la conduite d’entretien et le questionnement. L’écoute active lui permet également de comprendre ce qui se joue derrière la demande exprimée.
Ensuite, il doit savoir analyser des expériences et identifier des compétences. Une connaissance de la gestion des ressources humaines constitue donc un véritable atout.
Le consultant doit également comprendre les mécanismes de l’orientation professionnelle. De plus, il doit connaître les acteurs de l’emploi et les dispositifs de formation.
Des connaissances en psychologie du travail peuvent enrichir cette pratique. Toutefois, elles ne remplacent pas une méthodologie spécifique au bilan.
Enfin, neutralité, confidentialité et éthique sont indispensables. Le consultant accompagne une décision, mais il ne la prend jamais.
Quelle formation suivre pour exercer comme consultant en bilan de compétences ?
Les parcours des consultants sont variés. Certains viennent des ressources humaines, du coaching ou de la formation. D’autres exerçaient auparavant dans l’insertion ou l’accompagnement professionnel.
Il n’existe donc pas un parcours unique défini par un simple niveau bac. En revanche, exercer cette activité exige des compétences méthodologiques, relationnelles et réglementaires solides.
C’est pourquoi des formations continues permettent aux professionnels de structurer leur pratique.
MF COACH propose le titre RS « Accompagner la construction de projets professionnels par le bilan de compétences ». Cette certification permet de professionnaliser sa pratique et de maîtriser les différentes étapes de l’accompagnement.
La formation aborde notamment l’analyse de la demande, les entretiens et l’exploration des compétences. Elle permet également de travailler la construction du projet professionnel et du plan d’action.
MF COACH bénéficie par ailleurs de la certification Qualiopi pour ses actions de formation.
Une mission essentielle : aider la personne à redevenir actrice de son parcours
Le consultant en bilan intervient souvent à un moment de transition. Le bénéficiaire ressent qu’un changement devient nécessaire, sans toujours savoir lequel.
Le consultant lui offre alors un cadre pour comprendre son parcours, identifier ses ressources et explorer des possibles.
Cependant, sa mission n’est pas de fournir une réponse toute faite. Elle consiste plutôt à favoriser une décision éclairée et autonome.
C’est toute la singularité du métier de consultant en bilan de compétences : accompagner une personne pour qu’elle retrouve sa propre direction.
En somme, il ne trace pas le chemin à sa place. Il l’aide à l’éclairer.
