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Démineur ou candidat au permis, à chacun son stress !

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Les symptômes du stress varient selon les circonstances, l’environnement de travail, le climat humain autour de soi… mais surtout d’un individu à l’autre, en raison de l’expérience, de la résistance psychique, du degré de conflictualité dans une vie courante…

Facteur nouveau et aggravant aujourd’hui : l’explosion de la communication numérique, active « H24 », avec son déluge de messages et informations, impose l’instantanéité en toutes choses et accroit le sentiment d’urgences permanentes. De plus, elle a annihilé toute césure franche entre les sphères professionnelle et privée, entre le temps du repos et celui de l’action. Cette pression et cette porosité sont en eux-mêmes des facteurs de stress.

Nombreux sont ceux qui ont l’impression de courir en permanence contre le temps, au point de se réveiller en pleine nuit pour repasser dans la tête les tâches à accomplir le lendemain dans l’univers familial comme dans l’entreprise. Petit à petit l’équilibre de la vie privée peut en être affecté, avant même l’arrivée sur le lieu de travail.

A peine entré dans l’entreprise, la ronde des actions/réactions se déclenche pour vous mettre sous tension : urgences diverses, souvent mineures mais à régler sur le champ, objectifs apparaissant sans cesse plus ambitieux, imprévus de toutes natures, relations de travail tendues, conjoncture incertaine…. Comment alors gérer son stress dans ce pareil contexte ?

Contrairement à une opinion courante, il ne s’agit nullement de le supprimer. Cela équivaudrait à anesthésier un être de chair et de sang qui, depuis l’aube de l’humanité, a perduré comme espèce grâce à ce stress déclencheur de réactions rapides dans les situations les plus dangereuses. Le « bon stress »est celui qui est générateur d’énergie positive, le « mauvais » est celui qui amoindrit la pertinence des réactions, qui érode la capacité à gérer des émotions et qui débouche sur un « mal-être ».

Pour certaines personnes, le stress est généré par une difficulté à établir des priorités, pour d’autres, c’est le résultat d’une absence de confiance en soi ou d’une perte de repères, pour d’autres encore c’est une souffrance éthique due à des pratiques professionnelles en opposition avec des valeurs personnelles.

D’ordinaire, toutes les bonnes formations à la gestion du stress traitent en détail des symptômes. Cette démarche est indispensable pour diagnostiquer son propre « profil de stressé » ainsi que les défauts de son mode de fonctionnement en situations réelles.

Viennent ensuite les outils de maîtrise de ses émotions et de renforcement de la confiance en soi. Des techniques variées, de la relaxation à la diététique en passant par la sophrologie, permettent d’apprivoiser son stress tout en bonifiant son « capital santé ».

Reste souvent une face, un peu moins éclairée, du stress en situation professionnelle : l’identification des causes en amont, les raisons systémiques  génératrices de ces tensions.

Pourtant, même pour l’individu le plus calme, les sources potentielles de conflictualité sont multiples. Elles naissent aussi bien dans le maintien d’une coexistence pacifique avec des collègues dont il faut supporter manies et défauts ; elles surgissent fréquemment lors de l’animation et de la motivation d’une équipe dont certains membres récusent les choix ; elles sont légion dans des missions de direction d’une grosse structure aux interfaces complexes ; et elles deviennent explosives lorsqu’il s’agit d’accompagner les équipes lors de changements répétés .( fusion, restructuration, nouveaux outils ,départs de chefs emblématiques etc…)

En résumé, la capacité à gérer son stress devient une compétence managériale car le stress étant hautement contagieux, un manager stressé stresse tout son service.

Dès lors, cette  maitrise du stress devient non seulement  une réduction des souffrances ou handicaps ressentis par un individu, mais aussi une  augmentation réelle de ses capacités de prise de décision « par gros temps » et un gage de la qualité de vie des salariés donc de leur performance.

Martine Fustino