Ce serait déjà beaucoup !
Un été sans trop de chaleur, sans incendies, sans difficultés de transport, sans nouvelles inquiétantes, sans cette petite angoisse de la rentrée qui s’invite parfois avant même les vacances.
Nous ne maîtrisons qu’une infime partie de ce qui nous arrive. Alors concentrons notre énergie sur ce qui dépend réellement de nous.
Acceptons de relâcher la pression de notre impuissance pour retrouver notre véritable pouvoir : celui d’agir… mais aussi celui de ne pas agir.
Pendant que certains sont engagés au cœur de l’action — une pensée reconnaissante pour les pompiers, les agriculteurs, les soignants et toutes celles et ceux qui veillent sur les autres — chacun peut contribuer à sa manière. Et parfois, la contribution la plus juste consiste simplement à ne pas ajouter d’agitation à l’agitation.
Nos sociétés vivent dans un mouvement permanent. Tout s’accélère. Il faut produire, répondre, s’adapter, anticiper, performer. Et la dernière course de l’année est souvent celle… pour réussir à partir en vacances.
Alors, peut-être que cet été, le plus grand acte de résistance sera de ralentir.
Ne pas chercher à remplir chaque instant.
Ne pas vouloir être utile à tout prix.
Retrouver le goût du silence, de la contemplation, des conversations qui prennent leur temps, des livres, de la nature, des rires, de l’amitié, de l’amour.
Je suis convaincue que les sociétés changent moins grâce à ceux qui courent sans cesse qu’à ceux qui prennent le temps de penser, de se transformer et d’agir avec discernement.
Et il me semble que le monde a plus que jamais besoin de femmes et d’hommes capables de ce discernement.
Alors reposons-nous.
Nourrissons-nous de beauté, de rencontres, de simplicité et de tout ce qui nous remet profondément en vie.
Revenons ensuite avec davantage de lucidité, de courage, d’enthousiasme… et la capacité d’apporter au monde une contribution qui ait véritablement du sens.
Bel été à toutes et à tous.
Cécile
